Communication non violente : mieux se parler, au travail comme dans la vie
Que ce soit en milieu de travail, en famille, en couple ou dans les relations du quotidien, la façon dont nous communiquons influence directement notre bien-être, notre niveau de stress et la qualité de nos relations. Lorsque les échanges deviennent tendus ou insécurisants, c’est tout notre équilibre émotionnel et relationnel qui en est affecté.
La communication non violente (CNV) offre des repères concrets pour mieux se comprendre, exprimer ses besoins avec respect et créer des relations plus saines, tant dans la vie personnelle que professionnelle.
Dans plusieurs organisations, comme dans la vie de tous les jours, ce n’est pas uniquement la charge de responsabilités ou les défis externes qui épuisent. Ce sont souvent les non-dits, les malentendus, les tensions relationnelles et la difficulté à exprimer ce qui se vit à l’intérieur de soi.
La communication non violente permet alors de sortir des réactions automatiques pour entrer dans une posture plus responsable et constructive.
Même si on est fatigué aussi, ce n'est aucuinement une raison pour être dur dans les propos. Vivre en pleine conscience, c'est rester à l'affût de nos réactions. On ne parle pas ici d'état dépressif ou autres, et qui pourraient affecter les hormones et demandent un soutien thérapeutique, médical.
La communication et le bien-être : un lien direct
Les mots que nous utilisons, le ton que nous adoptons et la manière dont nous interprétons les situations ont un impact direct sur le système nerveux. Une communication teintée de jugements, d’accusations ou d’ironie active rapidement le stress, la fermeture ou la défensive. À l’inverse, une communication plus consciente favorise l’apaisement, la clarté et la confiance.
Dans un contexte professionnel, cela influence le climat de travail, la collaboration et l’engagement. Dans la vie personnelle, cela affecte la qualité des liens, la sécurité émotionnelle et le sentiment d’être compris. La santé psychologique se construit donc aussi dans les interactions quotidiennes, bien au-delà des intentions.
Des repères simples de communication non violente
Un premier principe fondamental consiste à décrire les faits plutôt que d’interpréter les intentions. Dire « la réunion a commencé en retard, ça me stresse » ou « la discussion s’est interrompue rapidement, j'aurais aimé dire quelque chose svp » permet d’ouvrir le dialogue.
À l’inverse, les jugements comme « tu ne respectes pas » ou « tu ne m’écoutes jamais » ferment la communication et activent la défensive.
Un deuxième repère important est de nommer ce qui se vit à l’intérieur de soi. Stress, fatigue, pression, frustration ou incompréhension font partie de l’expérience humaine. Mettre des mots sur ce qui est présent apaise déjà le système nerveux et évite de transférer une charge émotionnelle sur l’autre. Il ne s’agit pas de se plaindre, mais de reconnaître son vécu avec responsabilité.
La communication non violente invite également à clarifier ses besoins. Derrière une réaction ou une tension se cache souvent un besoin non comblé : besoin de clarté, de reconnaissance, de soutien, de respect ou de sécurité. Identifier ses besoins permet de sortir du reproche et de retrouver une posture plus alignée.
Enfin, elle encourage à formuler des demandes concrètes et réalistes. Une demande claire ouvre la coopération, autant dans une équipe de travail que dans une relation personnelle. Une accusation, un entêtement, une fermeture, un manque de recul de ce qui se joue, au contraire, crée de la résistance, du retrait ou de l’escalade. L'émotion prend le contrôle et c'est perdant.
Un levier de prévention et de leadership
Dans les milieux où la communication est plus consciente et respectueuse, on observe une diminution du stress, une amélioration du climat relationnel et un engagement plus durable. Les tensions sont abordées plus tôt, les ajustements sont facilités et la performance devient plus fluide.
La communication non violente agit aussi comme un outil de prévention, tant des conflits que de l’épuisement. Elle soutient une culture relationnelle où il devient possible de se dire les choses avant que les situations ne se cristallisent.
Se parler autrement pour mieux vivre ensemble
La santé psychologique se construit en grande partie dans la façon dont on se parle et dans la responsabilité que chaque personne prend face à ce qui se joue en elle dans les contextes du quotidien. Certaines situations agissent comme des déclencheurs positifs, d’autres activent des zones plus fragiles.
Chaque personne porte une histoire qui vient filtrer ses réactions. Apprendre à se dire les choses avec ouverture, clarté et respect, c’est contribuer à des milieux de vie et de travail plus humains, plus vivants et plus porteurs de sens.
La communication non violente n’est pas une technique de plus : c’est une posture relationnelle essentielle au bien-être individuel et collectif.
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À propos de Line Bolduc – conférencière et formatrice en santé psychologique et mieux-être.
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