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L’humanité au cœur de nos relations et du mieux-être au travail. Sondage Leger 360

Quelle place accordons-nous aux autres dans nos journées bien remplies ? Entre les responsabilités, les échéances et les préoccupations, il arrive que l’écoute passe après l’urgence.

Une étude publiée par Léger le 25 octobre 2024 nous invite à réfléchir à l’humanité de notre société. Ses résultats ouvrent aussi une discussion sur la manière dont nous souhaitons vivre et travailler ensemble.

J’ai eu l’occasion d’assister à quelques rencontres de réflexion sur l’humanité avec eux. J'ai même été sur une émission avec Pierre Côté qui a fait l'Indice du bonheur avec cette firme, où nous étions les invités de Benoit Dutrizac à Télé-Québec. C'est tellement un sujet qui rejoint directement mon travail sur le mieux-être et les relations.

 

Un écart entre notre regard sur nous-mêmes et sur la société

Le premier Indice d’humanité canadien repose sur un sondage Web réalisé par Léger auprès de 3 001 personnes, du 15 au 19 août 2024. Il présente les perceptions recueillies à cette période.

Les répondants accordent à leur propre humanité une note moyenne de 77,6 sur 100, alors que l’indice attribué à la société canadienne atteint 61,3 sur 100. Au Québec, l’évaluation de l’humanité de la société s’élève à 66 sur 100, la plus élevée parmi les régions présentées.

Léger souligne ainsi un décalage : les Canadiens portent un regard plus favorable sur eux-mêmes que sur leur société.

 

 

Des forces et des points de fragilité

L’indice tient compte de 14 dimensions. La générosité, la démocratie et l’engagement figurent parmi celles qui influencent le plus le résultat global.

Les notes obtenues racontent une autre partie de l’histoire. L’égalité entre les femmes et les hommes arrive en tête, suivie de l’ouverture et de la tolérance. Les relations de travail obtiennent 63,6 sur 100. À l’autre extrémité, l’équité reçoit 53,7, la justice 56,6 et l’environnement 58,4.

Ces résultats décrivent la perception de ces dimensions dans la société. Ils offrent des repères pour réfléchir aux attentes de la population.

 

Ce que ce portrait m’inspire

À la lecture de cette étude, une question me vient : comment faire davantage correspondre nos valeurs à nos gestes quotidiens ?

Nous pouvons accorder beaucoup d’importance au respect et répondre sèchement lorsque nous sommes débordés. Nous pouvons souhaiter davantage d’entraide, tout en hésitant à demander du soutien ou à en offrir.

Je vois ici une occasion de regarder nos habitudes avec honnêteté et douceur. Quelle place laissons-nous à la parole de l’autre ? Comment réagissons-nous à un désaccord ? Prenons-nous le temps de souligner une contribution qui nous semble aller de soi ?

Ces questions concernent autant nos relations personnelles que nos milieux de travail, nos familles.

 

Des gestes concrets dans les équipes

Dans une démarche de mieux-être au travail, je propose de porter attention à ces situations très ordinaires :

  • Écouter jusqu’au bout. Lorsqu’un collègue exprime une difficulté, lui laisser le temps de préciser ce qu’il vit avant de proposer une solution.

  • Nommer ce que nous apprécions. Remercier une personne en précisant le geste ou l’effort qui a fait une différence.

  • Clarifier les attentes. Devant plusieurs demandes urgentes, discuter des priorités et des ressources disponibles.

  • Accueillir les limites. Permettre une conversation sur la charge de travail et les besoins de récupération.

  • Reprendre une conversation difficile. Après une réaction brusque, reconnaître ses paroles et revenir au sujet avec respect.

Ces pistes constituent ma réflexion à partir de l’étude. Elles invitent aussi à examiner l’organisation du travail : les horaires, la répartition des tâches et les décisions de gestion doivent permettre de mettre les valeurs annoncées en pratique. Et que dire de la prévention en santé psychologique qui devient de plus en plus un incontournable.

 

Une place à faire dès aujourd’hui

Nous avons chacun une marge d’action dans nos relations, tout comme les organisations ont également des choix à faire pour soutenir la qualité des échanges et des conditions de travail.

Pour ma part, ces réflexions ramènent à une question simple : Quelle attention puis-je offrir aujourd’hui à une personne que je côtoie ?
Et pour soi-même aussi !

Un moment d’écoute, une reconnaissance précise ou une discussion franche sur une difficulté peuvent être un point de départ.

 

Suite à cette étude...

Depuis 2024, l’Indice d’Humanité a continuier de suivre l’évolution des perceptions de la population. Après un recul en 2025, les résultats publiés en juillet 2026 indiquent un redressement.

La paix sociale et les relations de travail prennent davantage d’importance dans cette évaluation, soulignant la place qu’occupent le respect et la qualité de nos échanges dans notre regard sur la société. 

Source : Léger, Indice d’humanité : https://leger360.com/fr/indice-dhumanite/, publication du 25 octobre 2024 et rapport associé. Les données présentées proviennent de cette étude; les réflexions et les pistes d’action sont de Line Bolduc.

https://indicedhumanite.ca/le-creux-de-vague-est-passe/

https://indicedhumanite.ca/vivre-en-paix-une-preoccupation-grandissante/